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  Etude préliminaire de la flore fécale du chimpanzé sauvage du Parc National de Taï (L. Dravigney)

dimanche 12 avril 2009, par Sylvie.Laidebeure

La flore fécale du chimpanzé sauvage est un écosystème très complexe dont la description exhaustive recourt à la biologie moléculaire. L’utilisation du clonage, du séquençage et de l’analyse phylogénétique de l’ADN ribosomal 16S a permis d’étudier cette flore et de la comparer à la flore fécale d’autres organismes.

D’autre part, le régime alimentaire particulier du chimpanzé sauvage, constitué essentiellement de fruits et de feuilles, mais ponctué d’épisodes à dominante carnivore, a conduit à étudier les variations de la flore fécale en fonction de ces apports alimentaires.

Cette étude n’a décrit qu’une très faible partie des bactéries appartenant à la flore dominante de la flore fécale du chimpanzé sauvage. Les séquences étudiées présentaient une similarité élevée avec celles obtenues à partir de souches bactériennes de différents environnements intestinaux. Deux phyla, celui des Firmicutes et celui des Bacteroidetes, toujours bien représentés parmi les flores d’autres espèces animales, étaient nettement prédominantes. La fréquence élevée de bactéries de la Classe de Mollicutes à l’intérieur du phylum des Firmicutes, observées chez le chimpanzé, a aussi été décrite chez le gorille sauvage. L’absence des Mollicutes dans la flore intestinale de l’Homme incite à penser que l’environnement jouerait un rôle prépondérant dans la détermination d’une flore fécale. Il n’a pas été possible de conclure sur l’existence ou non de populations bactériennes distinctes selon le régime alimentaire. Le nombre de séquences observées était trop faible pour caractériser la flore sousdominante, qui serait susceptible de varier rapidement en réponse à une modification environnementale.

La poursuite de ce travail nécessiterait d’une part d’isoler un beaucoup plus grand nombre de clones et d’autre part de recourir à d’autres techniques moléculaires.

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