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  Infections à Yersinia spp. en parc zoologique : étude rétrospective sur 7 ans au parc zoologique et botanique de Mulhouse

par Benoit Quintard

samedi 18 mars 2017, par Alex

La yersiniose est une maladie fréquente dans les collections animales et fait partie des plans de préventions du risque zoonotique en parcs zoologiques. Les signes cliniques dépendent à la fois de l’espèce de Yersinia et de l’espèce animale considérées. Depuis 2014, une augmentation des cas de cultures positives lors des dépistages fécaux de routine conduit à une augmentation du dépistage ainsi qu’à des mesures de contrôles adaptées. Un traitement antibiotique (Trimethoprime sulfamide, SeptotrylND, posologie variant suivant l’espèce) suivant l’obtention d’un antibiogramme est mis en place. De nouveaux tests sont réalisés 10 jours après la fin du traitement et les résultats sont négatifs. Une étude rétrospective est menée en parallèle afin d’évaluer la prévalence et l’importance de l’infection à Yersinia spp.. 736 échantillons fécaux provenant de 163 espèces collectés sur une durée de 7 ans et analysés suivant la même technique bactériologique sont alors étudiés. Les échantillons de selles sont étalés sur une gélose spécifique Yersinia (CIN- agar, Oxoïd) à réception et après 15 jours d’enrichissement par le froid. Les cultures sont incubées à 35°C pendant 48 heures. Les colonies suspectes sont ensuite identifiées par spectrographie de masse (MALDI-TOF MS). Sur cette période de 7 ans, des souches de yersinia ont été identifiées dans 41 échantillons. 5 espèces différentes ont été mises en évidence : Y. enterocolitica (36), Y. frederiksenni (2), Y. pseudotuberculosis (1), Y. intermedia (1) une autre espèce non identifiée. 13 souches de Y. enterocolitica ont été envoyées pour sérotypage. Toutes ont été confirmées de Biotype 1 et 4 sérotypes différents ont été identifiés : sérotype 7,8-8-8,19, sérotype 6,30-6,31, sérotype 34 ou non agglutinable. Toutes sont considérées comme non pathogènes pour l’homme. Une étude descriptive et analytique a été réalisée. Les résultats de cette étude montrent une augmentation de prévalence durant les mois d’hiver, en 2014 et les années suivantes, et un taux d’infection plus important chez les carnivores. Tous ces résultats peuvent être corrélésaux variations de prévalence chez les rongeurs dans le parc.

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