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  Translocations un peu compliquées de buffles au Togo

par Thierry Petit

dimanche 19 mars 2017, par Alex

Deux vétérinaires se déplacent une semaine au Togo pour un projet de translocation d’antilopes et de buffles. Les bagages contenant anesthésiques et matériel sont mal enregistrés à l’aéroport de Paris (routés vers Douala et Abidjan) et ne sont livrés que 5 jours après l’arrivée au Togo. Sur place, il existe du matériel de télé-injection de marque inconnue et difficile d’utilisation (pas de flèches de capacité inférieure à 5 ml, flèches qui fuient...). Les produits disponibles sont périmés depuis au moins 10 ans et ont été conservés à température ambiante, soit souvent à 40°C. La capture de buffles est réalisée à la fin du séjour à l’aide de zolétil et de médétomidine et des animaux sont effectivement déplacés. Lors du transport d’un mâle sur un camion plateau, une faible dose d’atipamézole est administrée afin d’essayer de contrôler la diminution régulière et inquiétante de la saturation en oxygène. L’effet est trop net, le buffle tente de se lever et de la kétamine est injectée dans une veine de l’oreille pendant que le camion roule toujours et que les différents intervenants plaquent l’animal sur le plateau. La fin du transport se déroule bien mais le réveil du buffle est très long. La discussion porte sur la préparation générale insuffisante des manipulations, sur l’utilisation des produits périmés, sur la gestion d’un animal transporté anesthésié et sur le travail en équipe.

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