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  Bronchopneumopathie et rhinite éosinophiliques chez un tatou à 6 bandes (Euphractus sexinctus)

par Romain Potier

lundi 20 novembre 2017, par Alex

Anaïs Sailler, DVM – Emmanuel Risi, DVM - Romain Potier, DVM, ECZM – Tatiana Loucachevsky, DVM - Cyril Hue, DVM

Une femelle tatou à six bandes (Euphractus sexcinctus) âgée de 6 ans présente une rhinite et une conjonctitive chronique evoluant depuis plus de 2 ans

Des épisodes alliant amaigrissement, jetage purulent, éternuements, augmentation des bruits respiratoires et chassie sont régulièrement rapportés. Une endoparasitose (Toxocara sp.) associée à une éosinophilie en limite haute (1,6*103/mm3) sont mises en évidence en début d’évolution. Un traitement antiparasitaire permet d’obtenir des coprologies de contrôle négatives. Des améliorations transitoires sont observées suite à plusieurs traitements antibiotiques et antifongiques successifs basés sur les résultats d’antibiogrammes (écouvillonnages des narines). Cependant, les rechutes sont de plus en plus fréquentes et sévères. Afin d’explorer la cause sous-jacente de cette rhinite infectieuse, divers examens sont réalisés sous anesthésie générale. Une éosinophilie, bien plus sévère que la première (6,63*103/mm3), est détectée à l’hématologie. Les radiographies révèlent un déplacement du cœur à gauche. Le scanner confirme une rhinite bilatérale plus marquée à gauche, une otite moyenne unilatérale gauche ainsi que des lésions de bronchite intéressant l’ensemble du parenchyme pulmonaire, par comparaison aux images obtenues sur un congénère sain. La rhinoscopie montre une inflammation sévère avec hyperhémie et hémorragies de la muqueuse nasale. Un lavage nasal et des biopsies de la muqueuse sont analysés. Les résultats sont en faveur d’une rhinite chronique marquée polymorphe nécrotique et ulcérative à corps étranger. Les conclusions des examens sanguins et d’imagerie permettent de diagnostiquer une rhinite et bronchite chroniques allergiques liées à l’environnement. L’animal est isolé dans un box carrelé durant plusieurs semaines et les surinfections bactériennes traitées selon les résultats de l’antibiogramme réalisé sur écouvillon des narines. Un traitement à base de prednisolone à dose dégressive est instauré. L’animal reprend rapidement du poids et un bon état général, conservé jusqu’à ce jour. et conjonctivite chroniques évoluant depuis 2 ans. Euphractus sexcinctus) âgée de 6 ans présente une rhinite

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