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   Etude de la prévalence et des sources de contamination des épizooties à Lawsonia intracellularis chez les primates

par Céline Frnaçois Brazier

lundi 20 novembre 2017, par Alex

Céline François-Brazier, DVM, Audrey Payebien, Christine Manso, DVM, Audrey Chiffr, DVM, Brice Lefaux, DVM, Karin Lemberger, DVM, Dip ACVP & Benoît Quintard, DVM, Dip ECZM (ZHM).

En 2016 et 2017, plusieurs cas d’entérite proliférative reliés à la présence de Lawsonia intracellularis sont apparus chez des gibbons à coiffe (Hylobates pileatus). Cette maladie étant jusqu’à présent rarement décrite chez ces espèces, une étude visant à déterminer la prévalence de l’infection au sein de la collection de primates et la source de contamination principale de cette épizootie a été lancée. Trente-cinq PCR temps réel sur selles (LSI VETMAX Lawsonia kit) ont été effectuées chez la majorité des primates, ainsi que chez les micromammifères piégés dans les bâtiments où sont logées ces espèces. Aucun primate prélevé ne présentait de symptôme digestif, cependant les tests ont révélé la présence de la bactérie chez 42,86 % des groupes prélevés (n=21) et même une prévalence de 64,28 % chez les platyrhiniens. Chez les micromammifères (n=14), la prévalence de la bactérie est de 57,14 % et, chez les rongeurs, elle atteint même les 77,78 %. Les résultats de cette étude montrent l’existence non négligeable d’un portage sain chez plusieurs espèces de primates et dévoilent que certains micromammifères peuvent être une source de contamination potentielle majeure. Du fait de la difficulté d’identification de la bactérie, il est envisageable de penser que les infections à L. intracellularis ont été sous-diagnostiquées jusqu’à présent ou que la maladie est émergente en Europe Il paraît donc essentiel d’intégrer la recherche par PCR de cette bactérie aux tests effectués en cas de diarrhées chez des primates. Par ailleurs, bien que l’étude des sources de contamination soit à poursuivre, il est impératif de mettre en place des mesures de lutte contre les rongeurs nuisibles au sein des enclos.

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