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   Evaluation de l’antibiorésistance présente chez 3 espèces d’herbivores sauvages en comparant des populations en liberté et en captivité

par Lucie Brisson

samedi 23 mars 2019, par Alex

Lucie Brisson, DVM ; Alexandre Caron, DVM, PhD, HDR2, ; Emmanuelle Gilot- Fromont, DVM, PhD, DECZM ; Alexis Lécu, DVM, DECZM ; Delphine Sergentet

L’antibiorésistance est un phénomène complexe faisant intervenir actuellement des mécanismes de transmission multiples et à différentes échelles. L’évolution de l’activité antimicrobienne et sa résistance découlent de processus évolutifs naturels antérieurs à l’ère de l’utilisation des antibiotiques et sont toujours à l’œuvre « à l’état sauvage ». Cependant, l’utilisation anthropique d’antibiotiques depuis le XXe siècle a eu un effet significatif sur le développement mondial de l’antibiorésistance et sa contamination sur la plupart des écosystèmes, même les plus reculés et les plus préservés. La croissance de la population humaine et la fragmentation des habitats naturels créent plus de contact avec les humains, leur bétail et la faune, augmentant ainsi les possibilités de transmission de micro-organismes entre individus. La faune sauvage apparaît comme un acteur important dans cette dissémination à la fois en tant que réservoir et vecteur de souches résistantes. L’étude expérimentale que nous avons développée a pour but d’évaluer le taux de résistances de bactéries commensales au sein d’hôtes appartenant à la même espèce mais vivant dans des conditions de vie différentes : captivité (en parcs zoologiques français) et liberté (en parcs naturels au Zimbabwe). Les espèces étudiées sont les suivantes : le zèbre des plaines (Equus quagga), le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) et l’impala (Aepyceros melampus). Cette comparaison permet de s’affranchir de tout effet du régime alimentaire et de l’éloignement phylogénique des hôtes pour évaluer davantage l’influence du mode de vie sur certaines caractéristiques de la flore commensale de ces individus dont la présence de bactéries antibiorésistantes. Après avoir comparé l’antibiorésistance de plus de 320 E. coli commensales isolées de 137 individus, nous nous sommes attachés à mettre en évidence des acteurs potentiels de la transmission des résistances observées via la détection de gènes de résistance.

Pour la présentation resistante c’est ici

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