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  Syndrome du chiot nageur chez un loup à crinière (Chrysocyon brachyurus)

Benjamin Drouet1, DVM, Brice Lefaux1, DVM, , Xavier feirrera, DVM, Benoit Quintard1, DVM, Dipl. ECZM (ZHM)

mercredi 21 octobre 2020, par Sylvie.Laidebeure

Un jeune d’une portée de trois loups à crinière (Chrysocyon brachyurus) est présenté pour difficultés locomotrices à l’âge de quatre semaines. Elles se manifestent par une incapacité à se lever, une adduction impossible des membres antérieurs et postérieurs et un déplacement uniquement en reptation. Les deux autres jeunes commencent à se tenir debout et à marcher à quatre semaines. A l’examen clinique, le louveteau présente une hyperextension des articulations des genoux, des talons et des coudes. L’examen visuel et radiographique du thorax permettent de mettre en évidence un pectus excavatum. Ces signes cliniques sont évocateurs d’un syndrome du chiot nageur, dont l’étiologie reste inconnue. Des facteurs de risque probables (génétique, infectieux, mécanique et alimentaire) ont été proposés chez le chien. Différents traitements du syndrome du chiot nageur existent (physiothérapie, mise en place de bandage, changements environnementaux, changements nutritionnels). Une mécanothérapie, ainsi que la mise en place de bandages permanents entre les membres est ici choisie. Le pronostic est alors réservé en raison d’une prise en charge tardive, c’est-à-dire après l’âge de quatre semaines. Cependant, lors du contrôle à huit semaines tous les bandages sont retirés, le louveteau est capable de se lever, de se tenir debout et de se déplacer. Une radiographie du thorax a montré une bonne évolution des lésions sternales. Par ailleurs, une complication est apparue : un othématome a été noté suite aux chutes répétées du louveteau durant la phase de traitement.

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